Des données à la décision : le projet RESEAU renforce les capacités nationales en modélisation
Face aux effets croissants du changement climatique sur les ressources en eau et les systèmes agricoles, disposer de données fiables ne suffit plus.
Face aux effets croissants du changement climatique sur les ressources en eau et les systèmes agricoles, disposer de données fiables ne suffit plus. Encore faut-il pouvoir les analyser, les croiser et les transformer en informations utiles à la décision.
C’est tout l’enjeu de la formation organisée du 13 au 26 août 2026 à Ebolowa dans le cadre du projet RESEAU, mis en œuvre par la GIZ et financé par le BMZ.
Pendant deux semaines, des cadres et chercheurs du projet RESEAU, de l’IRAD, de l’IRGM et de l’ONACC ont renforcé leurs compétences en modélisation hydrologique avec SWAT (Soil and Water Assessment Tool).
L’objectif était concret : mieux comprendre les interactions entre climat, sols et ressources en eau, afin de produire des informations pouvant éclairer la planification et la gestion des ressources naturelles.
De la donnée au modèle
La formation ne s’est pas limitée à la théorie. Les participants ont travaillé sur les différentes étapes de la modélisation hydrologique : préparation et intégration des données spatiales et climatiques, construction du modèle, calibration et validation, analyse de sensibilité et d’incertitude, puis interprétation des résultats.
Les exercices pratiques se sont appuyés sur les données et les problématiques du projet RESEAU, notamment dans le bassin versant du Mayo Douka.
Autrement dit, il ne s’agissait pas seulement d’apprendre à utiliser un outil. Il s’agissait surtout de savoir transformer des données en connaissances et ces connaissances en informations utiles pour agir.
Investir dans les compétences pour préparer demain
Le résultat attendu va donc au-delà de cette formation. En renforçant les compétences des institutions et chercheurs nationaux, le projet RESEAU contribue à installer une capacité durable pour analyser les ressources en eau, évaluer les effets du changement climatique et construire des scénarios utiles à la planification.
« Le renforcement des capacités des partenaires nationaux est essentiel pour assurer la continuité de la production et de l’utilisation des connaissances sur les ressources en eau et les sols. L’objectif est de disposer progressivement d’expertises nationales capables de mobiliser ces outils pour répondre aux enjeux du changement climatique. », souligne l’équipe du projet RESEAU/GIZ
La prochaine étape est déjà envisagée : consolider les acquis à travers des cas pratiques consacrés au développement, à la calibration et à la validation d’un modèle agro-hydrologique régional du bassin de la Bénoué.
L’ambition est claire : renforcer progressivement l’expertise nationale pour produire des connaissances scientifiques utiles à une agriculture plus résiliente et à une gestion durable des ressources en eau et des sols dans les régions septentrionales du Cameroun.
Parce qu’anticiper les effets du changement climatique commence aussi par mieux comprendre ce qui se passe dans nos sols, nos bassins versants et nos ressources en eau.