Mayo Douka : quand la pluie devient imprévisible et les sols vulnérables
À Douka Longo, non loin de Garoua dans le Nord du Cameroun, les agriculteurs.trices doivent composer avec une météo de moins en moins prévisible.
À Douka Longo, non loin de Garoua dans le Nord du Cameroun, les agriculteurs.trices doivent composer avec une météo de moins en moins prévisible.
La saison des pluies ne garantit plus les mêmes quantités d’eau. Les périodes sèches peuvent se prolonger, tandis que des pluies fortes peuvent survenir en peu de temps. Pour les cultures, ce changement complique tout : l’eau manque lorsqu’elle est nécessaire et, lorsqu’elle arrive en grande quantité, elle peut ruisseler rapidement et emporter la terre.
Les données recueillies dans le bassin versant de Douka Longo montrent aussi que les sols ne réagissent pas tous de la même manière. Les couches situées en surface sont davantage sableuses, tandis que les couches plus profondes contiennent davantage d’argile. Lorsque les sols sont très secs, les fortes pluies pénètrent difficilement. Une partie de l’eau s’écoule alors en surface, accentuant l’érosion et la perte de terres fertiles.
Mais ces données peuvent surtout aider à agir.
À travers le projet RESEAU, la GIZ transforme les résultats des études climatiques, hydrologiques, hydrogéologiques et pédologiques menées notamment avec la coopération allemande via le BGR en informations utiles pour les acteurs du territoire.
L’objectif : mieux comprendre les ressources disponibles pour identifier les solutions adaptées.
Des puits peuvent ainsi soutenir l’irrigation en saison sèche. De petits ouvrages peuvent ralentir l’écoulement de l’eau et favoriser son infiltration. Le maintien de la végétation, l’agroforesterie, le reboisement, les cultures suivant les courbes du terrain ou encore les bandes enherbées contribuent à protéger les sols et à mieux conserver l’eau.
L’enjeu est donc de passer de la donnée à la décision.
Mieux connaître son territoire, c’est pouvoir choisir les aménagements et les pratiques agricoles qui permettent de mieux gérer l’eau et de préserver les sols.
C’est tout le sens du travail engagé autour du bassin versant de Douka Longo avec les acteurs locaux et les partenaires du développement, notamment le Conseil régional, la MEADEN et la SODECOTON.