Renforcement des services de santé dans les domaines de la planification familiale ainsi que de la santé et des droits sexuels et reproductifs

Brève description du projet

Intitulé : Renforcement des services de santé dans les domaines de la planification familiale ainsi que de la santé et des droits sexuels et reproductifs
Commettant : Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Pays : Burundi
Tutelle politique : Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le SIDA (MSPLS)
Durée totale : 2012 à 2016

Infirmière burundaise. © GIZ

Situation initiale

Avec une densité de peuplement de 367 habitants au kilomètre carré, la rareté des terres au Burundi devient inquiétante. En 2007, une femme burundaise donnait naissance à 6,48 enfants en moyenne, et l’espérance de vie à la naissance était de 50 ans. Face à cette croissance démographique rapide, ni les ressources naturelles ou économiques disponibles ni le système éducatif et sanitaire existant ne suffisent pour répondre aux besoins de la population.

Aujourd’hui, près de la moitié des Burundais sont âgés de moins de 15 ans. La majorité des femmes accouchent en dehors du système de santé formel, dans des conditions sanitaires insuffisantes. Avec 866 cas de mortalité sur 100 000 naissances vivantes, le taux de mortalité maternelle demeure préoccupant. La violence fondée sur le sexe est très répandue. La prévalence du VIH/sida est estimée entre 3 et 6 pour cent. Les connaissances en matière de santé sexuelle et reproductive sont faibles. Le contexte socioculturel ne permet pas d’aborder positivement des thèmes en rapport avec l’éducation sexuelle et la planification familiale.

Au vu de cette situation, le gouvernement burundais considère le contrôle de la croissance démographique et l’amélioration de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR) comme des priorités nationales.

Objectif

Des acteurs centraux du système de santé mettent en œuvre des approches appropriées et adaptées pour améliorer la santé et les droits sexuels et reproductifs (SRGR).

Approche

Le projet s’insère dans le plan de développement national et coordonne ses activités avec les prestations d’autres donateurs et organisations de développement. Avec l’aide de la GIZ, de la KfW Entwicklungsbank et de l’UNFPA, le Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) applique son propre plan stratégique d’amélioration de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR). Il intervient pour cela à différents niveaux administratifs. D’autres donateurs sont l’UNICEF, l’USAID et le gouvernement néerlandais.

Le programme est actif au niveau national ainsi que dans les provinces de Mwaro, Muramvya et Gitega. Il comprend trois composantes :

  1. Renforcement des ressources nationales par des mesures de formation initiale et continue en matière de SDSR

    La formation médicale et paramédicale formelle est améliorée. Les éléments déjà existants sont actualisés et renforcés, des modules manquants sont intégrés dans les formations. Les partenaires d’exécution sont principalement l’Institut National de Santé Publique (INSP), les facultés de médecine et les écoles de soins infirmiers.
    Un groupe de travail élabore actuellement un document de référence sur le profil de la profession de sage-femme. Des formations continues sont organisées pour le personnel médical en matière d’interventions chirurgicales et de contraception.
  2. Promotion du pilotage et de la coordination des activités de SDSR au niveau national et régional

    Une assistance est fournie au Programme national (PNSR) pour la mise en place et l’application de mécanismes de coordination en vue de l’amélioration de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Ces structures sont importantes non seulement au sein du secteur de la santé, mais aussi en coopération avec le secteur éducatif et l’économie privée. Les équipes dirigeantes opérant au niveau local et dans les provinces sont invitées à faire participer des acteurs pertinents aux supervisions des centres de santé.
    Des processus de normalisation et d’harmonisation sont encouragés dans le cadre de la coopération régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE),
    Des organisations non gouvernementales locales œuvrant dans le domaine de la SDSR ont été identifiées et une évaluation des performances des partenaires potentiels a été effectuée.
  3. Développement et assurance de la qualité de services intégrés et inclusifs de SDSR

    Les capacités des partenaires des différentes institutions du système de santé sont renforcées afin de leur permettre de reconnaître les goulets d’étranglement dans les prestations de services de SDSR, de les analyser et de concevoir et appliquer des stratégies pour y remédier.
    Le programme veille en particulier à développer des services intégrés, inclusifs et sensibles au genre, assortis des instruments et processus nécessaires. Les prestations offertes, notamment en matière de planification familiale, de VIH/sida, mais aussi contre la violence sexuelle et le traitement de celle-ci, ne sont pas considérées isolément, mais sont fournies de manière intégrée, « le tout en un ».
    On est en train d’introduire dans les centres de santé un concours qualité facultatif, centré sur les thèmes « propreté et hygiène » « facilité d’accès et temps d’attente » comme outil de gestion de la qualité. Le suivi scientifique et une évaluation de cette approche en coopération avec l’université de Montréal sont en préparation.