Renforcement du développement régional en Tunisie

Description succincte du projet

Désignation : Initiative pour le Développement Régional
Commettant : Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Pays : Tunisie
Organisme de tutelle : Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI)
Durée totale : 2015 à 2021

Situation initiale


La Tunisie est caractérisée par d’énormes disparités régionales en matière de développement. Le développement régional, géré de manière centralisée depuis des décennies, a largement laissé de côté les régions de l’intérieur. La planification n’a pas tenu compte des besoins de la population et n’a pas suffisamment exploité le potentiel des gouvernorats. L’application des mesures a souvent été lente. Même si la décentralisation est inscrite dans la nouvelle constitution, les régions sont encore très peu associées aux processus décisionnels et leur marge de manœuvre dans la conception des actions est très limitée.

Après la révolution de 2010/2011, un nouveau type de planification intersectorielle du développement régional a été élaboré avec le soutien du projet, dans un premier temps dans quatre gouvernorats. Un dialogue a été mis en place entre des acteurs de l’État, de la société civile et du secteur privé. Ils se sont réunis et, appliquant une démarche participative, ont analysé les points forts et les points faibles des différentes régions, élaboré des visions communes du développement et défini des projets susceptibles de contribuer à la réalisation de ces visions. 

Cette méthode est appliquée depuis 2015 dans tout le pays pour l’élaboration du nouveau plan quinquennal 2016-2020 du gouvernement tunisien. Certains des projets de développement sont très ambitieux, mais les acteurs régionaux ne disposent ni du financement nécessaire ni des compétences techniques requises. Par ailleurs, ils n’ont pas une expérience suffisante en gestion pour permettre une mise en œuvre correcte des nouveaux plans. Les acteurs n’ont aucune expérience de l’implication des populations locales, des groupes de la société civile ou du secteur privé local dans les processus de développement. En conséquence, les nouvelles approches participatives du développement régional intégré n’ont pas encore été implantées dans les gouvernorats. 

Objectif

De nouvelles approches participatives de développement régional sont implantées dans huit gouvernorats.

Approche

L’initiative intervient dans huit gouvernorats : Béja, Jendouba, Médenine, Kairouan, Kasserine, Kef, Sidi Bouzid et Siliana. Elle encadre la mise en œuvre transparente et participative de plus de 60 projets définis à partir des nouveaux plans de développement. Le projet contribue ainsi à l’apprentissage pratique et à l’implantation de la nouvelle approche participative de développement régional. L’initiative intervient dans deux champs d’action :

  • Les autorités régionales et les instances de sélection sont assistées dans le choix, le pilotage et le suivi des projets.
  • Les structures de mise en œuvre du projet au sein de l’administration publique et du secteur privé ainsi que les organisations de la société civile sont accompagnées lors de la conception de projets et assistées dans le cadre de la réalisation.

L’initiative encourage dans les huit gouvernorats la participation citoyenne à la vie politique et un développement de la démocratie par le bas. Elle renforce la confiance de la population dans l’État et dans l’administration publique. Cela réduit à long terme le potentiel de conflit existant. En même temps, la mise en œuvre de projets de développement performants contribue à stabiliser la situation économique dans les huit gouvernorats et à améliorer directement les conditions de vie de la population.

L’organisme de tutelle est le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale (MDICI), avec son comité général du développement sectoriel et régional. Les partenaires d’exécution régionaux sont les directions du développement régional du MDICI et, au niveau suprarégional, les deux offices du développement du Nord-Ouest (ODNO) et du Centre-Ouest (ODCO).

Le projet fait partie de l’initiative spéciale du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) pour la stabilisation et le développement en Afrique du Nord et au Proche-Orient (région MENA). Grâce aux projets de l’initiative spéciale, le ministère contribue à créer des perspectives économiques et sociales pour les personnes vivant dans cette région. Dans ce cadre, plus de 300 millions d’euros supplémentaires ont été affectés à ce jour à des projets mis en œuvre entre 2014 et 2021. L’accent est mis sur les domaines thématiques suivants : promotion des jeunes et de l’emploi, stabilisation économique, démocratisation et stabilisation des pays voisins en situation de crise.

Résultats

  • Les projets figurant dans les plans de développement concernent tous les domaines de la vie de la population, parmi lesquels la mise en place d’infrastructures tels que des établissements d’enseignement ou des centres de jeunesse, la promotion de l’agriculture ou l’amélioration du système de santé.
  • Huit centres de santé locaux ont été rénovés. Les travaux ont également porté sur la construction d’un centre de mammographie, d’un service des urgences et sur la rénovation d’un centre de rééducation pour enfants en situation de handicap. Les fonds alloués ont permis d’acheter des appareils médicaux comme des électrocardiographes et des fauteuils de dentiste ainsi que trois ambulances. 
  • Sept écoles primaires en milieu rural sont en cours de réhabilitation. Plus de 1 500 élèves profitent de cette mesure, qui porte sur la modernisation des équipements sanitaires, la remise en état des salles de classe et le réaménagement des terrains de sport et des cours d’école. Six autres écoles primaires ont été dotées de nouvelles cantines.
  • 50 cantines scolaires ont été équipées de réfrigérateurs pour garantir la qualité des produits alimentaires, même en cas de forte chaleur. Il est ainsi possible de mieux nourrir les enfants et les familles ont une raison de plus d’envoyer leurs enfants à l’école. 
  • Sur les projets de développement régional déjà subventionnés, 13 mettent l’accent sur l’aide aux femmes.

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