Améliorer la gestion des flux migratoires

Description succincte du projet

Désignation: Améliorer la gestion des flux migratoires
Commettant: Union européenne (EU), ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Pays: Djibouti, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud
Organisme de tutelle: Bureau fédéral du procureur général (Éthiopie), ministère de l’Intérieur (Djibouti, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud), ministère des Affaires étrangères (Érythrée)
Durée totale: De 2016 à 2022

Situation initiale

La Corne de l’Afrique compte plus de 10 millions de personnes déracinées (Nations unies, 2019). Ces personnes sont des déplacées internes ou, pour la plupart, réfugiées dans des États riverains. Elles sont loin de recevoir de quoi satisfaire à leurs besoins. Les États de la région ont des moyens très limités pour assurer les migrations transfrontalières de manière ordonnée et humaine. Il leur manque, entre autres, l’infrastructure nécessaire. Le trafic illicite de migrants et la traite d’êtres humains sont par conséquent très répandus. La lutte contre ces réseaux criminels requiert une collaboration entre États d’origine, de transit et de destination. Le projet soutient donc la mise en place d’une gestion responsable des flux migratoires dans la région et dans les différents pays concernés, afin de garantir la protection des migrantes et autres personnes vulnérables et d’assurer le respect des obligations internationales.

Objectif

L’objectif du projet est d’améliorer la gestion des flux migratoires dans la Corne de l’Afrique et d’endiguer le trafic illicite de migrants et la traite d’êtres humains. En premier lieu, il importe de renforcer les droits des migrantes et de mieux protéger les personnes concernées contre la violence, la maltraitance et l’exploitation. Les migrations dans la région devront être facilitées et rendues plus sûres.

Approche

Le trafic illicite de personnes et la traite d’êtres humains constituent des problèmes transfrontaliers. Le programme est par conséquent conçu et mis en œuvre selon une approche transnationale.

Il est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (EUTF) et par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Jusqu’ici, il a été mis en œuvre par le biais d’un partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le British Council, CIVIPOL, Expertise France, le ministère italien de l’Intérieur et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). La coordination générale de ce partenariat d’exécution est assurée par la GIZ.

La première phase du projet disposait d’une enveloppe financière de 46 millions d’euros (dont 6 millions provenaient du BMZ).

Les activités du projet ont été élaborées conjointement avec des représentantes des ministères compétents dans les pays concernés de la Corne de l’Afrique, avec des organisations non gouvernementales et avec les partenaires d’exécution. Leur mise en œuvre imbriquait quatre niveaux.

Harmonisation des différentes politiques migratoires dans les pays, afin de renforcer la coopération régionale et nationale dans les questions migratoires et de faciliter des migrations transfrontalières en conformité avec les droits humains.
Quels sont les résultats obtenus (exemples)?

  • Amélioration de la situation au Soudan des travailleurs migrants saisonniers venant d’Éthiopie: les droits d’entrée et de séjour, les droits du travail, la fourniture des soins de santé sont dorénavant réglementés au Soudan pour ce type de migrants.
  • Mise en place au Soudan de structures d’orientation («referral system») afin de pouvoir mieux identifier les migrantes vulnérables et les victimes de la traite d’êtres humains et les orienter vers des services de protection et de soutien ad hoc, tels que des centres de soins de santé ou de conseil juridique.
  • Élaboration de politiques migratoires au Kenya et au Soudan du Sud permettant de fixer des règles efficaces, humanitaires et sûres en matière d’immigration, d’émigration et d’intégration.
  • Élaboration et ouverture d’un cursus postuniversitaire dédié à la migration à l’intention des personnels des services de l’immigration de la région.

Renforcement des institutions qui réglementent les migrations et luttent contre la traite de personnes, par exemple en améliorant la collaboration entre enquêteurs, procureurs et juges afin de poursuivre plus efficacement les trafiquants d’êtres humains.
Quels sont les résultats obtenus (exemples)?

  • 16 600 fonctionnaires d’État et représentants d’organisations de la société civile ont bénéficié de formations continues afin de pouvoir, entre autres, agir plus efficacement contre la traite et le trafic d’êtres humains et améliorer la coopération entre société civile et gouvernement dans ce domaine.
  • Lancement à Djibouti d’un système électronique de délivrance de visas pour faciliter l’entrée sur le territoire.
  • Plus de 2100 agents aux frontières, de policiers et de représentantes d’organisations de la société civile ont été formés à Djibouti, en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, en Somalie et au Soudan afin qu’ils puissent mieux identifier les migrantes vulnérables et les victimes de la traite d’êtres humains et mettre en œuvre des mesures de protection adéquates.

Soutien et protection des migrantes, par exemple par la création de logements sûrs, la mise en place d’équipes mobiles fournissant un soutien médical, des conseils juridiques et un soutien psychosocial, ainsi qu’une assistance pour le retour volontaire de migrantes.

Quels sont les résultats obtenus (exemples)?

  • Au total, il a pu être venu en aide à 18 200 migrantes vulnérables et victimes de la traite d’êtres humains. Parmi ces personnes, plus de 9 100 ont pu être hébergées, recevoir des services de base et des conseils d’ordre psychosocial dans des logements sûrs et plus de 6 700 ont bénéficié d’une assistance médicale fournie par des unités mobiles.
  • Promotion d’un réseau régional de 40 organisations de la société civile (OSC) de la région qui œuvrent à la protection de migrantes vulnérables et de victimes de la traite d’êtres humains et s’engagent contre la traite d’êtres humains.
  • Renforcement et formation continue à l’intention des commissions des droits humains au Kenya et à Djibouti en matière de droits des migrantes.

Informations et conseils à l’intention de migrantes
Quels sont les résultats obtenus (exemples) ?

  • Informations et conseils dispensés à un total de 174 600 migrantes, migrantes potentielles et membres des collectivités d’accueil sur les possibilités légales de migration, ainsi que sur de possibles solutions évitant la migration illégale et ses risques considérables. En font partie notamment des informations sur les possibilités d’emploi dans le pays d’origine et/ou le pays d’accueil.
  • En Ouganda, lancement d’une plateforme en ligne donnant des informations sur les voies de migration sûres ainsi que des conseils juridiques.  

La deuxième phase du projet est encore en cours de préparation. L’accent est mis comme auparavant sur une gestion des flux migratoires axée sur les droits humains, sur la consolidation de l’approche régionale et intégrée et sur la pérennité de cette approche au-delà de la durée du programme.

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