Améliorer les revenus des personnes déplacées internes, des réfugié·e·s et des communautés hôtes au Mali

Description succincte du projet

Désignation : Renforcement de la participation socio-économique des déplacé·e·s internes, des réfugié·e·s et des communautés hôtes vulnérables au Mali (PAPSE)
Commettant : Ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements
Pays : Mali
Organisme de tutelle : Ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements
Durée totale : 2020 à 2023

Situation initiale

Depuis 2012, la violence extrémiste et le crime organisé s’amplifient dans le nord du Mali. Dans le centre du pays également, le nombre des attentats et des affrontements violents ne cesse d’augmenter depuis 2018. Dans un contexte d’aggravation des conflits interethniques, il s’en est suivi à plusieurs reprises des mouvements d’exode massif des populations touchées. L’accès aux réfugié·e·s et aux personnes déplacées à l’intérieur du pays est souvent difficile, notamment dans la région de Ségou. Les déplacements forcés se multiplient. 

Cette situation persistante d’exode et de mouvements de populations est un lourd fardeau pour les communautés d’accueil et attise les conflits autour de l’accès aux ressources foncières et hydriques. L’aide humanitaire n’intervient ici que de façon ponctuelle et n‘assure pas une résilience à long terme. 

À cela s’ajoute le sous-emploi des personnes déplacées internes et des réfugié·e·s, en raison de leur niveau d’instruction relativement faible par rapport à la population d’accueil et de l’offre insuffisante d’emplois et de formations sur les marchés du travail formel et informel.

Les déplacé·e·s internes et les réfugié·e·s souffrent souvent de traumatismes ainsi que des conséquences physiques et psychiques des violences subies durant leurs déplacements forcés. La solidarité des communautés d’accueil est importante pour assurer la cohésion sociale. Il est indispensable et urgent d’appuyer les structures étatiques dans l’assistance aux déplacé·e·s internes et aux réfugié·e·s, afin d’améliorer la participation socio-économique de ces populations et de promouvoir la cohésion sociale au sein des groupes et entre ceux-ci.

Objectif

La participation socio-économique des déplacé·e·s internes, des réfugié·e·s et des populations vulnérables des communautés hôtes est améliorée dans les régions de Kayes, Ségou et de l’agglomération du grand Bamako.

Eine vertriebene Familie, auf einer landwirtschaftlichen Fläche zum Gemüseanbau, Gemeinde Souransan @ Büro Kayes, PAPSE/GIZ

Approche

Le projet « Renforcement de la participation socio-économique des déplacé·e·s internes, des réfugié·e·s et des communautés hôtes vulnérables au Mali (PAPSE) » vise à améliorer l’accès des groupes cibles à des mesures de développement de leurs compétences professionnelles et sociales.   

Il s’emploie avant tout à améliorer l’accès des groupes cibles à des activités génératrices de revenus en offrant de meilleurs services aux créateur·trice·s d’entreprises. En outre, il entend renforcer les capacités des coopérations déjà existantes ou bénéficiant d’un soutien au moment de leur création. Une coopération étroite avec le secteur privé local doit faciliter le passage de la formation professionnelle au travail rémunéré formel ou informel et donc l’accès au revenu par le biais de stages et de formations sur le tas.

Tout cela ne peut réussir durablement que si une bonne cohabitation est assurée. Il est possible, par exemple, d’améliorer la cohésion sociale à l‘intérieur des groupes cibles et entre eux en renforçant les capacités de performance des communautés. Cela favorise une gestion constructive des conflits, le développement de réseaux sociaux et l’instauration d’une confiance réciproque et d’une solidarité.

En vue d’améliorer les qualifications professionnelles et de promouvoir des activités génératrices de revenus adaptées aux groupes cibles, le projet poursuit une approche intégrative qui a des effets positifs sur les rapports économiques. Par ailleurs, les mesures de mise en confiance, les solutions viables apportées aux conflits et la promotion des réseaux sociaux augmentent chez les groupes cibles la volonté d’investir dans un commerce commun de biens et de services.

Situation en avril 2021